Survivre aux pensionnats… et reprendre son identité autochtone

Pixabay_dream_catcher_763602_1280La Commission de vérité et réconciliation a clairement démontré que le système des pensionnats avait pour but de séparer les enfants autochtones de leur famille et de leur communauté afin qu’ils perdent leur identité. Elle n’a pas mâché ses mots en déclarant que le Canada avait commis un génocide culturel envers les peuples des Premières Nations.

Une des séquelles laissées par le système des pensionnats a été de changer le nom autochtone des enfants pour un nom européen afin de les « civiliser » et de les christianiser de force. Dans une volonté de guérir l’héritage des pensionnats et d’aider les Autochtones à retrouver leur identité, la Commission de vérité et réconciliation recommande entre autres ce qui suit :

Nous demandons à tous les ordres de gouvernement de permettre aux survivants des pensionnats et à leurs familles de reprendre les noms qui ont été changés par le système des pensionnats en les exonérant des frais d’administration applicables dans le cadre du processus de changement de nom et de révision officielle des documents d’identité, comme les extraits de naissance, les passeports, les permis de conduire, les cartes santé, les certificats de statut d’Indien et la carte d’assurance sociale, et ce, pour une période de cinq ans.

Honorer la vérité, réconcilier pour l’avenir : sommaire du rapport final de la Commission de vérité et réconciliation du Canada, 2015, p. 164

Retrouver son identité autochtone

En tant que survivant d’un pensionnat autochtone ou en tant que membre de la famille d’un survivant, vous avez peut-être pris la décision de vouloir reprendre votre nom d’origine. Si c’est le cas, voici quelques ressources pour vous guider dans vos démarches :

Espérons que tous les paliers gouvernementaux poseront des gestes concrets pour alléger le fardeau administratif et financier de ceux et celles qui désirent récupérer leur nom autochtone. C’est le moins que le Canada puisse faire.

Note : Dans la culture amérindienne, le capteur de rêves sert à filtrer les bons des mauvais rêves. Le choix de cette image se veut un symbole de guérison pour tous les enfants qui sont passés par les pensionnats indiens afin que les cauchemars qu’ils ont vécus soient définitivement emprisonnés dans les mailles du filet du capteur de rêves et que la réconciliation soit enfin possible. (L’image, qui provient du site Pixabay, est libre de droit et publiée sous licence Creative Commons CC0.)

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